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Aujourd’hui, ceux qui l’ont déjà utilisé ne peuvent plus s’en passer. Informations sur pratiquement tout, divertissements en tout genre, communications, vente / achat… tout y est possible, tout y est plus « facile ». Il s’agit bien évidemment d’internet.

Et particulièrement pour la vente / achat en ligne, ça marche tellement bien que certains sites et personnes malintentionnés en ont profité pour effectuer des arnaques et pour vendre des produits de contrefaçons en tout genre. La vente de médicaments en ligne n’y est pas échappée, puisque c’est un « secteur » qui attire beaucoup de personnes, constituant ainsi une affaire particulièrement « juteuse » pour les « sans scrupule ». En effet, si on prend l’exemple de l’Hexagone,  9 % des français ont déjà acheté des produits de santé sans ordonnance en ligne, et 26 % se disent prêts à le faire.

Comment alors éviter de se faire arnaquer et de tomber sur des médicaments de contrefaçons en passant sa commande en ligne ? Les réponses dans notre article.

Obtenir son médicament en quelques clics

 

La vente de médicaments en ligne a été autorisée en France depuis le 12 juillet 2013, suivant un arrêté du Ministère de la Santé. Les médicaments concernés sont ceux qui ne nécessitent pas de prescription médicale. C’est ainsi qu’au lieu de se déplacer et faire la queue à la pharmacie, on peut obtenir son médicament en seulement quelques clics. Les antidouleurs comme l’Ibuprofène ou l’Efferalgan, les antitussifs comme l’Exomuc ou le Clarix, les médicaments qui traitent l’herpès labial ou les aphtes… la liste est longue, puisque plus de 4000 médicaments sont donc désormais disponibles sur internet.

Comme nous l’avons dit, plusieurs français y sont intéressés : 9% l’ont déjà fait et 26% sont prêts à le faire. Ce qui les attire le plus, ce sont les prix qui peuvent être plus bas qu’en pharmacie, et le fait de ne pas être obligé de sortir de chez soi pour acheter ses médicaments. Par ailleurs, il est beaucoup plus facile sur internet de faire une comparaison des prix. Et ce sont ces paramètres qu’exploitent surtout les arnaqueurs, exposant les acheteurs à divers dangers.

 

Les dangers de l’achat de médicaments sur internet

 

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de la moitié des médicaments qui sont mis en vente en ligne sont des médicaments contrefaits ou falsifiés. Par ailleurs, Alain Delgutte, le Président du Conseil Central de l’Ordre des Titulaires d’Officines, avance qu’environ 2 médicaments sur 3 vendus en dehors des sites autorisés sont des contrefaçons. Et il faut savoir que les médicaments contrefaits n’ont pas fait l’objet de contrôle de qualité, principale garantie pour les consommateurs. Le vrai danger est alors de tomber sur des médicaments présentant des substances toxiques, pouvant nuire gravement à la santé. Par ailleurs, lesdits médicaments pourraient ne pas avoir d’effet du tout, donc la guérison escomptée ne sera pas au rendez-vous.

A part cela, puisque les médicaments vendus en ligne ne sont pas soumis à une prescription médicale, on parle donc bien d’automédication. Et cela n’est pas du tout sans risque. En effet, dans « l’ignorance », la personne optant pour l’automédication pourrait associer deux médicaments (dont l’un qu’il a déjà en possession par exemple) qui ne doivent pas l’être puisqu’entraînant des conséquences pouvant être graves. A titre d’exemple, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l’Ibuprofène) ne doivent pas être associés à l’aspirine. En effet, s’ils sont pris ensemble, les effets des traitements hypotenseurs peuvent être réduits, mais le risque d’insuffisance rénale s’en trouve également augmenté. On peut également prendre l’exemple de l’association des médicaments de pansement gastrique avec d’autres pour traiter la constipation. Cela risque de diminuer considérablement l’absorption des médicaments par l’intestin. Il est donc très important de bien lire la notice et de demander conseil à l’e-pharmacien. D’ailleurs, même en achetant en ligne, il faut savoir que les règlementations en vigueur exigent que les notices accompagnant chaque médicament soient disponibles et ce, en version imprimable.

Un autre danger de la « vente libre » de médicaments sur internet, c’est le fait que certaines personnes, notamment les plus vulnérables, pourrait en détourner l’utilisation. A titre d’exemple, les personnes suicidaires pourraient plus facilement avoir accès à des médicaments s’avérant dangereux s’ils sont pris à de forte dose. En outre, certaines personnes, les toxicomanes notamment, pourraient aussi utiliser les antitussifs comme de la drogue.

Sinon, il y a également l’accès des médicaments en ligne par les mineurs, c’est-à-dire les enfants et les adolescents. Il y a certes le fait que l’acheteur doit tout d’abord remplir un questionnaire dans lequel il doit, entre autres, fournir son âge, mais le mineur pourrait très bien mentir et cliquer tout simplement sur la mention « plus de 18 ans ». Et bien évidemment, n’étant pas en face de l’acheteur, le pharmacien ne sera pas en mesure de vérifier s’il est réellement majeur, le mineur pouvant par ailleurs utiliser la carte bleue de ses parents pour « bien masquer » la tricherie.

Ces dangers cités ci-dessus, ils sont multipliés par 2 (sinon plus) avec les sites illégaux. En effet, étant sans scrupule et ayant pour seul objectif de vendre, ils ne vont refuser aucun client, quelle que soit leur demande (médicament autorisé ou pas, association dangereuse de deux médicaments…) et peu importe qui est l’acheteur (mineur, personne vulnérable…). D’où l’intérêt de bien faire attention aux mauvais sites et d’acheter uniquement chez ceux qui sont autorisés, les pharmaciens tenant ces derniers devant respecter « les règles de l’art ».

Qui sont autorisés à vendre des médicaments sur internet ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que c’est n’est pas « tout le monde » qui peut aspirer à ouvrir une e-pharmacie ou un site de vente de médicaments en ligne. En effet, seuls les pharmaciens établies en France (dont les titulaires, les gérants d’une pharmacie et les pharmaciens mutualistes) peuvent en demander l’autorisation. Pour ce faire, ils doivent se rendre auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) dont ils dépendent, et établir une demande.

Une fois l’autorisation délivrée, le pharmacien est tenu responsable de tout ce qui est contenu sur son site de vente en ligne, et doit y respecter la même charte déontologique qu’il applique déjà dans son officine physique. Notamment, il lui est interdit de faire de la publicité ou des promotions de médicaments. En effet, tout comme les médicaments vendus en pharmacie physique, ceux proposés en ligne doivent être présentés objectivement, clairement et sans tromperie.

Pour l’heure, 44 sites français de vente de médicaments en ligne sont autorisés.

Comment alors reconnaître les sites illégaux ou arnaqueurs ?

 

  • Les sites illégaux, à la différence de ceux autorisés :

En premier lieu, pour faire la différence avec les sites autorisés, ceux qui sont illégaux ne vont pas présenter les liens hypertextes donnant accès directement vers les sites respectifs de :

  • l’Ordre National des Pharmaciens,
  • le Ministère de la Santé,
  • et l’Agence Régional de Santé ayant délivré l’autorisation.

En effet, lesdits liens donneront à l’acheteur l’accès à la liste des e-pharmacies autorisées et les sites illégaux ne voudront bien évidemment pas que ce soit le cas.

Sinon, une e-pharmacie autorisée doit également :

  • présenter les coordonnées de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) ;
  • avoir sur toutes les pages de son site le nouveau logo (créé en juillet 2015) aidant à reconnaître les sites qui sont autorisés à vendre des médicaments en ligne dans la zone de l’Union Européenne. Notons d’ailleurs que ce logo doit à la fois constituer un lien hypertexte vers le site officiel de l’Ordre National des Pharmaciens dans lequel, rappelons-le, il y a la liste des e-pharmacies autorisées.
  • Ceux qui devraient nous interpeller :

Le meilleur moyen de confirmer qu’un site est autorisé, c’est de consulter la liste disponible sur le site de l’Ordre National des Pharmaciens. Mais certains indices devraient déjà nous interpeller.

Tout d’abord, un mauvais site ne se privera nullement de vendre des médicaments qui ne devraient pas être autorisées à la vente en ligne, particulièrement en France. En effet, comme nous l’avons dit, selon les règlementations françaises, ne peuvent être proposés à la vente sur internet que les médicaments qui ne nécessitent pas de prescriptions médicales.

En d’autres termes, les médicaments à prescription médicale obligatoire (OMP) ne peuvent se vendre ni s’acheter en ligne. Or, les mauvais sites proposent par exemple du Viagra, un médicament qui ne peut être obtenu que sous ordonnance d’un médecin. Ils les vendent d’ailleurs à des prix très bas, donnant la « tentation » à certains internautes.

Pire, ces sites malintentionnés mettent à disposition des médicaments interdits à la vente, puisque présentant des risques sur la santé, de par leurs graves effets indésirables. On peut citer comme exemple le Sibutril, réputé pour ses effets dans la perte de poids alors qu’interdit à la vente dans l’Hexagone et ce, depuis l’année 2010.

Sinon, il y a les informations légales. Un site de « bonne intention » affichera notamment son numéro d’e-licence ainsi que les coordonnées de l’Agence Régionale de Santé dont il dépend, les noms et coordonnées de la pharmacie et de l’officine physiques…

L’adresse URL peut également en dire beaucoup, celle-ci devant correspondre au nom affiché en page d’accueil. Il faut y faire bien attention car à titre d’exemple, certains sites en ligne, basés à l’étranger, font croire qu’ils sont français et pour cela, ils n’hésitent pas à « emprunter » le nom d’une pharmacie qui existe réellement en France.

Notons d’ailleurs que onze d’entre eux viennent d’être dénoncés récemment par le Conseil de l’Ordre des Pharmaciens. En réalité, ces derniers sont pour la plupart basés en Russie, en Belgique ou encore en Espagne.

A part cela, il y a les contacts téléphoniques ainsi que le fax. Pour les sites illégaux et arnaqueurs, ils vont par exemple mettre un numéro où il manque un chiffre.

En outre, comme nous l’avons annoncé plus haut, les notices des médicaments vendus en ligne doivent être disponibles pour l’acheteur. Si ce n’est pas le cas, il faut donc se poser des questions.

Enfin, bien que ce soit réellement « tentant », il faut se méfier grandement des sites qui proposent des prix trop bas. Il y a de très fortes chances que les médicaments qu’ils proposent / vont livrer soient des contrefaçons.

La vente de médicaments sur internet est devenue actuellement très populaire. Or, selon notamment l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de la moitié des médicaments vendus en ligne sont des produits falsifiés. De tels médicaments n’ont pas subi le moindre contrôle de qualité. Ils peuvent alors soit présenter des substances toxiques, soit s’avérer inefficaces. La vigilance est alors de mise. D’ailleurs, tous les médicaments, même non falsifiés, ne peuvent être vendus et achetés en ligne.

Quels sont les médicaments qu’on peut acheter sur internet ?

 

Les médicaments qu’on peut acheter en ligne sont ceux dits « d’automédication ». En d’autres termes, il s’agit des médicaments que l’on peut se procurer (sur internet ou en pharmacie d’ailleurs) sans avoir besoin d’une prescription médicale. En tout, les médicaments disponibles en ligne sont ainsi de pas moins de 4000 sortes.

Notamment, on peut acheter en ligne certains antidouleurs comme l’Efferalgan, l’Ibuprofène, ou encore la Doliprane. On peut également s’y procurer des antitussifs tels que le Coquelusédal, le Clarix, l’Exomuc, etc. Sinon, d’autres médicaments conseils comme ceux qui traitent les aphtes, les rhumes, l’herpès labial… sont aussi mises en vente sur internet.

Il est donc impossible d’acheter en ligne des médicaments tels que les psychotropes, soumis à une prescription médicale obligatoire (PMO).

Comment être sûr qu’on a commandé sur un site autorisé ?

 

Depuis qu’il a été autorisé la vente en ligne de certains médicaments, on a vu l’apparition de beaucoup de sites qui en proposent. Parmi eux, certains sont autorisés, et d’autres non.

En effet, il faut savoir que les sites de vente de médicaments en ligne doivent en avoir l’agrément qui ne peut être obtenu qu’auprès des Agences Régionales de Santé (ARS). Par ailleurs, lesdits sites doivent être tenus obligatoirement par des pharmaciens titulaires, adossés à une officine physique établie en France.

Pour en avoir le cœur net, le moyen le plus sur, c’est de consulter la liste des e-pharmacies autorisées disponible notamment sur le site du Ministère de la Santé.

Sinon, un site possédant réellement un agrément doit faire figurer sur ses pages trois principaux liens menant vers les sites respectifs :

  • du Ministère de la Santé,
  • de l’Ordre National des Pharmaciens,
  • et de l’Agence Régionale de Santé à laquelle il est rattaché et qui l’a agréé.

Mais surtout, il faut noter qu’au mois de juillet de cette année (2015), il a été créé un nouveau logo permettant de reconnaitre les sites qui sont autorisés et qui peuvent donc proposer légalement la vente de médicaments en ligne. Reconnaissable / valable dans toute la zone de l’Union Européenne, ce logo devrait être visible sur chaque page de chaque site agrémenté. Il doit également constituer un lien qui renverra l’acheteur vers le site officiel de l’Ordre National des Pharmaciens, où il pourra notamment consulter la liste des sites autorisés pour la vente de médicaments en ligne. L’acheteur en aura ainsi la certitude qu’il s’agit bien d’un « bon » site.

A noter : A l’inverse des liens vers les sites du Ministère de la Santé, de l’Ordre National des Pharmaciens et de l’ARS concernée, les liens hypertextes renvoyant vers les sites respectifs des laboratoires pharmaceutiques sont interdits.

Quelques astuces :

En dehors de l’appartenance du site à la liste des sites autorisés à vendre des médicaments en ligne, quelques conseils permettent de confirmer si on peut lui faire confiance.

Tout d’abord, l’adresse URL du site pourrait ne pas correspondre à son nom. On doit alors se méfier puisqu’il se peut qu’il soit situé en dehors de la zone de l’Union Européenne. S’il n’y a d’autres adresses qu’une boîte postale, il faut s’en méfier car cette dernière pourrait très bien être fausse.

On peut également se référer aux mentions légales ainsi qu’aux conditions générales du site. Il faut surtout faire attention aux mentions / informations incomplètes, imprécises ou encore vagues. L’utilisation de langage « trop courant » et la présence de fautes d’orthographes doivent également nous interpeller.

Bien évidemment, il faut fuir les sites qui proposent, malgré leur interdiction, des médicaments à prescription médicale obligatoire. Le vrai danger, c’est qu’il peut s’agir de médicaments faits de contrefaçons qui ne présentent donc aucune garantie pour la santé, pouvant même la nuire.

Enfin, avant de conclure tout achat, il est important de bien connaître les conditions de livraison, à savoir notamment les frais d’envoi, le délai, le lieu, ainsi que le délai de livraison…

Les obligations du pharmacien vendant des médicaments en ligne (e-pharmacien)

 

Selon un arrêté paru dans le Journal Officiel et relatif à l’e-pharmacie, les médicaments mis en vente en ligne doivent faire l’objet d’une présentation « objective, claire et non trompeuse ». Aussi, certains éléments uniquement peuvent figurer dans la présentation du produit. Il s’agit :

  • du nom commercial du médicament,
  • sa (ses) indication(s) thérapeutique(e),
  • sa forme galénique (gélules, comprimés, sachets, etc.),
  • le nombre d’unités de prise,
  • et son prix.

Mais aussi, l’e-pharmacien a l’obligation de faire en sorte que les notices relatives aux médicaments soient disponibles en ligne, sous une version imprimable.

A part cela, selon toujours ledit arrêté, le pharmacien doit s’assurer en personne de la délivrance du médicament. Par ailleurs, chaque commande doit être préparé au sein-même de l’officine, dans un espace conforme à cet effet.

Sinon, en tant que distributeur de médicaments, le pharmacien se doit de conseiller et d’informer le patient. Il doit alors s’assurer que le patient ait bien compris tous les conseils et pourrait éventuellement en demander confirmation auprès de l’intéressé. D’ailleurs, pour pouvoir passer sa commande pour un achat de médicament en ligne, l’acheteur doit tout d’abord remplir un questionnaire. Les renseignements demandés concernent, entre autres, son âge, son sexe, son poids, les médicaments auxquels il est allergique, ainsi que les traitements qu’il est en train de suivre. Cela permet à l’e-pharmacien de mieux le conseiller.

A noter :

  • L’e-pharmacien doit proposer en ligne des prix inférieurs à ce qu’il affiche au sein de son officine. Toutefois, les frais de livraison ne sont pas compris dans lesdits prix.
  • L’e-pharmacien a également l’obligation de protéger les données concernant la santé de ses clients. Il doit alors travailler avec un logeur agréé par le Ministère de la Santé. La protection desdites données est renforcée par la Commission Nationale de l’Informatique.
  • Même si les sites en ligne peuvent être accessibles dans n’importe quel pays dans le monde, le vendeur a l’obligation de se conformer aux règlementations en vigueur dans le pays où il vend ses médicaments, notamment la liste des médicaments pouvant être vendus en ligne. De ce fait, aucun site n’a le droit de vendre par exemple du viagra à un français, ce type de médicament étant à prescription médicale obligatoire en France.

Le pharmacien peut-il refuser une commande de médicaments sur internet ?

 

En ligne ou dans sa propre pharmacie, la principale préoccupation du pharmacien est avant tout la santé du patient. En cas de doute, il a tout à fait le droit de ne pas accorder un médicament. Dans ce cas, le pharmacien oriente le plus souvent le patient auprès d’un médecin.

La livraison des médicaments

 

Il existe deux possibilités de livraison quand on achète un médicament en ligne.

La première, c’est que l’officine physique s’occupe directement de faire parvenir le médicament au domicile de l’acheteur. Le pharmacien aura alors à s’assurer qu’il est bien arrivé à destination. Dans ce cas, les frais liés à la livraison sont à la charge du client et rajoutés au prix du médicament.

La deuxième possibilité, c’est que l’acheteur lui-même se rende à l’officine physique du site où il a acheté le médicament. Il pourra alors économiser sur les frais de livraison mais pourra par contre perdre sur le déplacement. En tout cas, il s’assurera en même temps de l’existence réelle et de la légalité de l’officine.

Les précautions avant de commander un médicament en ligne

 

Avant de valider une commande pour l’achat d’un médicament en ligne, il faut être vigilent par rapport aux médicaments génériques. Et comme les noms des médicaments peuvent changer selon le pays où ils sont fabriqués / vendus, il est très important de bien procéder à la vérification de la composition du médicament qu’on voudrait acheter, et notamment la concentration en principe actif.

Outre les médicaments génériques, il faut surtout éviter les contrefaçons qui, comme nous l’avons dit plus haut, peuvent présenter de réels dangers sur la santé.

A part cela, il est conseillé, pour éviter toute mauvaise surprise, de bien tenir compte des divers frais s’ajoutant au prix du médicament en lui-même. Cela concerne les frais de livraison, les frais liés aux modalités de paiement…

Légalement, a-t-on le droit de commander des médicaments sur un site basé ailleurs que dans l’Union européenne ?

 

Il nous est possible de commander des médicaments sur un site basé ailleurs que dans la zone de l’Union Européenne. Toutefois, comme nous l’avons dit, les médicaments qu’on y achète doivent rentrer dans la liste des médicaments autorisés pour la vente en ligne, c’est-à-dire ne nécessitant pas de prescription médicale. Par ailleurs, les médicaments doivent disposés d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en France. En effet, une AMM pouvant être communautaire ou nationale, certains médicaments autorisés au sein d’un autre Etat peuvent être interdits dans l’Hexagone.

Sinon, pour tout achat  de médicament à l’étranger (en dehors ou au sein de l’UE), la meilleure des précautions serait de demander au médecin d’indiquer dans l’ordonnance la composition et les dosages du médicament. Par ailleurs, il est important de vérifier le conditionnement car il peut être différent de celui qu’on pratique en France.